• Edition: Abdelhamid Zékiri ----- Mohamed Assami dit Si

     Edition: Abdelhamid Zékiri  -----  Mohamed  Assami dit Si

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    QUE NOTRE TRÈS CHER ZÉKIRI ABDELHAMID SOIT VIVEMENT REMERCIÉ

    POUR CETTE SURPRISE QU'IL NOUS FAIT AVEC SA RÉCENTE PUBLICATION-HOMMAGE POSTHUME intitulée :

       «Mohamed  Assami dit Si "Marouane"

       -  "L'armurier de la révolution"  »

    Un hommage à un très grand de la Révolution Algérienne.

    Un homme si grand et si important qui a su, n’empêche, demeurer

    si modeste et si délicat aussi.

    À travers cet exemple nous comprenons encore mieux

    que la Révolution Algérienne nous réserve beaucoup de surprises,

    et qu’elle demeure aussi à mieux connaître.

    Que penseriez-vous si l’on vous disait que Mohamed Assami était le lieutenant de Bélouizdad,

    l’encadreur de Mostefa Ben Boulaïd et de Larbi Ben M’hidi et le supérieur hiérarchique de Boudiaf ?

    Hé bien, il était tout cela.     

    Il était surnommé « L’armurier de  l’Organisation Secrète (l’O.S) ».

    Dans un document  titré : « L’insurrection armée dans les Aurès, la wilaya 1 » émanant de l’ambassade d’Algérie

    à Ottawa, on peut lire :

    En 1948, Mohamed Assami, alias Si  Mérouane reçoit du P.P.A près d’un million d’anciens francs, remis en plusieurs

    tranches par Bélouizdad, ensuite par Ali Mahsas(Si Brahim).

    Si Mérouane envoie aux confins de la Libye, non loin de Ghadamè, des chameliers transportant de l’orge. Au retour,

    ils apporteront des fusils Stati datant de la deuxième guerre mondiale.

      LE VESCERIEN.

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    Deux articles :l'un de notre: Bachir Mébarek  et l'autre de notre: Hafedh Moussaoui nous éclairent encore sur le parcours de "L'armurier attitré de l’OS".

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    Le grand armurier de la Révolution honoré                                                                                                                                                                                                 Bachir Mébarek ==  Publié dans El Watan  le : 27 - 05 - 2006.

    La reine des Ziban a tenu, avant hier, à honorer comme il se doit Hamma Assami, le grand armurier de la révolution algérienne, « de son vivant avant qu'il ne rejoigne le très-haut », a confié à El Watan un élu de l'APC.

    Pour ce faire, les organisateurs, dont l'initiative a été vivement applaudie par tout le monde, ont cependant fait le mauvais choix du lieu - très exigu - et de l'heure - très chaude - de cette journée caniculaire. Dès 16 h, en effet, la salle des conférences de la maison de la culture se transforma vite en étuve, tant l'affluence inespérée des participants était telle qu'au bout d'un quart d'heure, il n'y avait plus une seule place ou un espace disponible, alors que le public continue d'affluer, pour voir et entendre les invités de marque et autres compagnons du chef historique du PPA pour la région Ziban-Aurès. Les militants de la première heure, à l'instar de Ahmed Mahsas, Brahim Chergui, Elhachemi Trodi, Ammar Khobini, Abdelkrim Hassani et bien d'autres ont tous répondu à l'invitation sauf... Abdelhamid Mehri qui a préféré se rendre à Paris, pour passer le soir même, sur un plateau d'une chaîne satellitaire arabe, sachant pertinemment que, s'il était venu à Biskra, l'Unique ne l'aurait passé qu'en... figurant muet et, qui plus est, en arrière plan. En ce qui concerne l'itinéraire de L'Algérien tailleur Assami - comme le proclamait ostentatoirement l'enseigne de l'atelier de haute couture masculine que lui louait la vénérable et plantureuse Aïcha Tchicha, en plein centre-ville, face à la terrasse du bar de l'Etoile où venaient s'attabler une majorité d'habitués de pieds-noirs, des Français de souche, quelques Français musulmans et rarement les Indigènes - il était exemplaire à plus d'un titre. Au début des années 1950, l'infatigable militant du PPA, et non moins tailleur de renommée nationale, recevait dans l'arrière-boutique de son atelier, sous le fallacieux prétexte de prendre leur mesures, en vue de leur coudre une saharienne, un veston, ou un costume trois pièces, presque toutes les personnalités et figures historiques du mouvement national ; Ferhat Abbas y croisait Mohammed Boudiaf et Krim Belkacem y donnait rendez-vous à Ben Boulaïd. La fine fleur des jeunes Biskris, à l'instar de Larbi Ben M'hidi, Trodi et Khobini, y côtoyait des militants aguerris comme Maurice Laban, Mohammed Khider, Youcef Lamoudi, Mahboub et Salah Mebarek dit Okba Datte qui faisait la navette entre Alger où résidait Mohamed Belouizdad et Assami à Biskra. C'est lui qui fit venir clandestinement Mahsas à Biskra avec d'importantes sommes d'argent que Belouizdad a ordonné de remettre à Assami. Muni de ces sommes, Assami se rendait à plusieurs reprises, et incognito à Oued Souf, à l'époque plaque tournante du marché noir et surtout de la contrebande d'armes et de munitions en tous genres. Il s'entendait avec chaque marchand sur le nombre de fusils de chasse à percussion centrale dit « centra » sur les PM Sten et autres Thomson calibre 11,43 et surtout les carabines Statti dont raffolent les premiers maquisards. C'est un autre militant qui était chargé le jour venu de la réception de la marchandise ; ensuite un troisième homme de confiance de Assami acheminera les armes vers les Aurès à destination de Benboulaïd ou vers le Nord Constantinois puis vers la Petite et Grande Kabylie où les attendent Krim Belkacem, Ouamrane et les autres membres de l'OS, bras armé du PPA. Dans leurs divers exposés, les historiens et les intervenants ont tous souligné le rôle majeur joué par Hamma Assami dans la préparation et le déclenchement de l'insurrection armée. C'est Assami, grand meneur d'hommes, qui entre autres, choisit parmi les jeunes militants du PPA de Biskra, Larbi Ben M'hidi et Mostefa Benboulaïd pour représenter respectivement les Ziban et les Aurès à la réunion des 22 chargés de déclencher la révolution le jour J, sous la houlette de Mohammed Boudiaf.

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    Biskra                                                                                                                                                                                                          Hommage à Mohamed Assami, l’armurier de la Révolution.    

    La vie et l’œuvre patriotique de Mohamed Assami, dit «Si Merouane» connu pour avoir été l’armurier attitré de l’OS avant le déclenchement de la révolution de 1954 a été, jeudi dernier, au centre d’une rencontre tenue à la salle des conférences de la maison de la culture Redha Houhou de Biskra à l’occasion de la publication d’un opuscule consacré à ce moudjahid, écrit par Abdelhamid Zékiri et édité avec le soutien de l’APC de Biskra.

    Lieutenant de Belouizdad, formateur des Benboulaïd et Larbi Ben M’Hidi, ami et néanmoins supérieur hiérarchique de Mohamed Boudiaf pendant les années de feu, Mohamed Assami est né en 1914 dans une modeste famille de Sidi Okba, village phoenicicole situé à 18 km à l’est de Biskra. Après des études primaires écourtées du fait de la misère et du dénuement régnant à l’époque dans ces contrées et l’apprentissage du coran et de l’arabe à la mosquée de son village natale, il apprend la couture dans un atelier familial.

    En 1936, il part à Skikda pour y travailler en qualité de tailleur. C’est là qu’il adhère au PPA dans une cellule chargée de diffuser des tracts et de sensibiliser le peuple sur la déplorable situation endurée sous la colonisation française. Le PPA est interdit d’activité par l’autorité coloniale en 1939 et les militants sont pourchassés et leurs domiciles objets d’incessantes perquisitions.

    Alors que la seconde guerre mondiale fait rage en Europe, Mohamed Assami revient à Biskra où il ouvre une boutique de tailleur au centre-ville. Contacté par Ahmed Gharib, il est chargé une fois encore de réactiver les opérations de sensibilisation et de mobilisation de militants indépendantistes. Sa boutique se transforme très vite en lieu de rencontre clandestin des militants et de responsables de la cause nationale.

    Un militant déterminé.

    En 1945, il est chargé avec d’autres nationalistes de la préparation des manifestations du 8 mai. Avec Ben M’Hidi, Aloui, Mebarek et les frères Banni, il est arrêté et torturé dans les locaux de la gendarmerie durant 20 jours avant d’être relâché. En 1946, plus déterminé que jamais à se défaire du joug colonial, Mohamed Assami participe activement à la fondation du MTLD et à celle de l’Organisation Spéciale (OS) pour laquelle il désigne Larbi Ben M’Hidi et Mustapha Benboulaïd pour y représenter Biskra et Batna.

    De 1947 à 1954, il effectue plusieurs voyages vers le sud et notamment à Oued Souf et la Tunisie pour y organiser des achats et des transits d’armes vers Biskra, les Aurès et Constantine où s’était réfugié Belouizdad. Ahmed Mahsas lui remet des sommes d’argent qu’il utilise à bon escient. L’option de la lutte armée contre l’hydre coloniale insensible au traitement inique, raciste et humiliant infligé au peuple algérien est irréversible pour lui comme pour un noyau de militants qui créent le FLN et sa branche militaire l’ALN.

    Au lendemain de la nuit historique du 1er novembre 1954, Mohamed Assami et des dizaines d’autres militants sont arrêtés et emprisonnés. Il sera libéré en 1959 et assigné à résidence à Alger jusqu’en 1962, année où il regagne Biskra pour se consacrer, l’indépendance conquise, à son atelier de couturier et à l’éducation de ses enfants aujourd’hui médecins et professeur d’université. Après le coup d’Etat de 1965, Mohamed Assami se retire définitivement de la vie politique.

    Peu disert, homme d’action, rompu à la clandestinité et aux épreuves d’une vie entière consacrée à son pays et touché par la disparition de beaucoup de ses compagnons de lutte, il s’emmure dans un mutisme qui en dit long. La seule fois qu’on l’a vu pleurer, c’est le jour où Mohamed Boudiaf a été assassiné en ce funeste mois de juin 1992, rapporte l’un de ses fils.

    Le 6 septembre 2013, Ammi Mohamed, l’armurier de la révolution est parti subrepticement rejoindre ses frères disparus. La bibliothèque de la wilaya de Biskra porte son nom. Mais est-ce suffisant pour un homme de cette envergure longtemps effacé des tablettes de l’historiographie nationale et qui mérite amplement de figurer en bonne place dans les livres et les manuels d’histoire.

    Hafedh Moussaoui    

    Jeudi 13 novembre 2014 

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  • Commentaires

    1
    Najib Aloui
    Vendredi 24 Février à 23:50

    Mon oncle,  Messaoudène Sayed, qui vit dans le quartier Zgag Baramdan, m'a appris, il y'a quelques années, que son demi frère , ALOUI Abdelouhab,  chahid , mort sous la torture à Béjaia en 1959 et qui avait auparavant milité dans le PPA-MTLD, avait, dans les années quarante, milité pour la cause nationale avec un certain monsieur qui était tailleur à Biskra...Il m'a dit que Aloui Abdelouhab se voyaient beaucoup  Il m'a aussi dit qu'on avait rendu hommage à ce monsieur dans un documentaire à la télé ... Mon oncle avait oublié le nom de ce militant qui était tailleur ... Des questions posées sur Facebook à Mohamed Balhi m'ont permis d'apprendre que ce monsieur s'appelait Mohamed Assami ... Je lis un article dans lequel je lis ceci: Avec Ben M'Hidi, Aloui, Mebarek et les frères Banni, il est arrêté et torturé dans les locaux de la gendarmerie durant 20 jours avant d'être relâché. 

    J'aimerais savoir qui est ce ALOUI. 

      • Lundi 27 Février à 21:58

        Bonjour ou bonsoir, c'est selon!

        Merci monsieur  Nadjib pour votre passage ainsi que pour votre intervention. C'est très intéressant ce que vous dites.

        Espérons que  M. Zékiri, auteur du livre puisse être à l'écoute.

        LE VESCERIEN

         

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